Débutant le match avec la peur au ventre, lachés par le Kop Rouge durant toute la rencontre, les Guingampais se sont révoltés mais ont payé au prix fort leur début de rencontre raté. Dommage car leur abnégation méritait mieux. Mais avec cette nouvelle défaite, la situation devient bien inquiétante au classement...
Pour ce match contre une formation havraise remontant bien au classement, Victor Zvunka n'avait apporté qu'une seule modification (le remplacement de Richard Soumah par Alharbi El Jadeyaoui) à l'équipe certes battue à Metz, mais qui y avait livré une rencontre encourageante. Avec comme à Metz un schéma en 4-2-3-1 et le seul Mustapha Allaoui en pointe.
Guingamp cède d'entrée...
Dès les premiers instants de la partie, le manque de confiance des Guingampais est perceptible et alors qu'en ces moments de doute les supporters devraient apporter leur soutien au groupe, ce sont ceux de la belle colonie havraise que l'on entend... Dès la huitième minute, En Avant concède coup sur coup deux corners. Le second d'entre eux est repris par le défenseur central Nicolas Gillet d'une volée magnifique et puissante qui transperce la défense guingampaise et laisse Stéphane Trévisan sans réaction (0-1, 8ème). Trop esseulé à la pointe de l'attaque, Mustapha Allaoui se bat sans succès contre de solides défenseurs havrais alors que ses partenaires, trop souvent, tergiversent ; Fabrice Colleau, lui, prend ses responsabilités et tente sa chance de 35 m pour un tir non cadré (19ème). Stéphane Noro est pour sa part un spécialiste de ce genre de frappes lointaines et celle qu'il décoche de plus de 30 m trompe Stéphane Trévisan qui ne peut qu'effleurer le ballon redescendant vers son but (24ème, 0-2).
Bakary Koné redonne l'espoir
Auteur d'un bon débordement sur le flanc droit, Muri Ola Ogunbiyi est stoppé irrégulièrement par Nicolas Gillet, ce qui vaut à l'auteur du premier but havrais un carton jaune et aux Guingampais un coup-franc excentré sur le flanc gauche. Superbement brossé par Thibault Giresse, ce coup-franc est coupé par Bakary Koné pour une réduction du score méritée (1-2, 39ème). Le public prend spontanément le relais d'un Kop toujours gréviste pour encourager son équipe. Une première tête de Mustapha Allaoui sur un centre de Felipe Saad ne trouve pas le cadre mais la seconde tentative de l'attaquant marocain, cette fois sur un centre de Kevin Bodin, met le gardien havrais Johnny Placide à contribution. Lorsque la mi-temps intervient les Guingampais sont enfin rentrés dans leur match.
A dix, les Guingampais se battent mais ne trouvent pas la faille
Au retour des vestiaires les Guingampais se donnent pour revenir au score et placent de bonnes attaques par Thibault Giresse, Sébastien Grax et Alharbi El Jadeyaoui sans toutefois mettre en danger le portier havrais. C'est alors que Bakary Koné, déjà averti en fin de première période reçoit de Monsieur Chapron un second carton jaune synomyme de retour prématuré aux vestiaires (52ème). Réduits à dix, les Guingampais, à l'image d'Alharbi El Jadeyaoui reconverti en latéral gauche, se battront valeureusement jusqu'au bout mais sans jamais surprendre des Havrais solides mais aussi volontiers truqueurs. Dans le temps supplémentaire, Stéphane Trévisan évitera pour sa part aux Guingampais l'humiliation à domicile en s'imposant par deux fois brillamment devant Cédric Baseya.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Après une longue série de revers, les Guingampais, c'est une évidence, sont en plein doute. Même s'il n'y a jamais eu de renoncement. Si la technique individuelle est rarement critiquable il manque par contre de façon patente un meneur de jeu (Lionel Mathis ?), capable de distribuer et d'orienter. Mais il y aussi, autre symptôme du manque de confiance actuel, ce ballon qui semble brûler les pieds de celui qui l'a en sa possession et qui souvent s'en débarrasse trop prestement sans tenter le dribble ou l'ouverture qui pourraient déstabiliser l'adversaire ou encore le tir lointain qui pourrait le surprendre. Enfin, et ce n'est pas le moindre, il y a ce désamour de l'ex-meilleur public de France pour une équipe qui mérite pourtant d'être soutenue dans des moments difficiles (les images de liesse de la Coupe de France sont à présent bien loin...). Si ce désamour pouvait piquer au vif les joueurs et leur permettre de ramener des résultats positifs de leurs prochains déplacements, ce désamour (qui se muerait alors à coup sûr en amour) trouverait peut-être sa justification, sinon il s'inscrira comme un beau gâchis.
EAG
Pour ce match contre une formation havraise remontant bien au classement, Victor Zvunka n'avait apporté qu'une seule modification (le remplacement de Richard Soumah par Alharbi El Jadeyaoui) à l'équipe certes battue à Metz, mais qui y avait livré une rencontre encourageante. Avec comme à Metz un schéma en 4-2-3-1 et le seul Mustapha Allaoui en pointe.
Guingamp cède d'entrée...
Dès les premiers instants de la partie, le manque de confiance des Guingampais est perceptible et alors qu'en ces moments de doute les supporters devraient apporter leur soutien au groupe, ce sont ceux de la belle colonie havraise que l'on entend... Dès la huitième minute, En Avant concède coup sur coup deux corners. Le second d'entre eux est repris par le défenseur central Nicolas Gillet d'une volée magnifique et puissante qui transperce la défense guingampaise et laisse Stéphane Trévisan sans réaction (0-1, 8ème). Trop esseulé à la pointe de l'attaque, Mustapha Allaoui se bat sans succès contre de solides défenseurs havrais alors que ses partenaires, trop souvent, tergiversent ; Fabrice Colleau, lui, prend ses responsabilités et tente sa chance de 35 m pour un tir non cadré (19ème). Stéphane Noro est pour sa part un spécialiste de ce genre de frappes lointaines et celle qu'il décoche de plus de 30 m trompe Stéphane Trévisan qui ne peut qu'effleurer le ballon redescendant vers son but (24ème, 0-2).
Bakary Koné redonne l'espoir
Auteur d'un bon débordement sur le flanc droit, Muri Ola Ogunbiyi est stoppé irrégulièrement par Nicolas Gillet, ce qui vaut à l'auteur du premier but havrais un carton jaune et aux Guingampais un coup-franc excentré sur le flanc gauche. Superbement brossé par Thibault Giresse, ce coup-franc est coupé par Bakary Koné pour une réduction du score méritée (1-2, 39ème). Le public prend spontanément le relais d'un Kop toujours gréviste pour encourager son équipe. Une première tête de Mustapha Allaoui sur un centre de Felipe Saad ne trouve pas le cadre mais la seconde tentative de l'attaquant marocain, cette fois sur un centre de Kevin Bodin, met le gardien havrais Johnny Placide à contribution. Lorsque la mi-temps intervient les Guingampais sont enfin rentrés dans leur match.
A dix, les Guingampais se battent mais ne trouvent pas la faille
Au retour des vestiaires les Guingampais se donnent pour revenir au score et placent de bonnes attaques par Thibault Giresse, Sébastien Grax et Alharbi El Jadeyaoui sans toutefois mettre en danger le portier havrais. C'est alors que Bakary Koné, déjà averti en fin de première période reçoit de Monsieur Chapron un second carton jaune synomyme de retour prématuré aux vestiaires (52ème). Réduits à dix, les Guingampais, à l'image d'Alharbi El Jadeyaoui reconverti en latéral gauche, se battront valeureusement jusqu'au bout mais sans jamais surprendre des Havrais solides mais aussi volontiers truqueurs. Dans le temps supplémentaire, Stéphane Trévisan évitera pour sa part aux Guingampais l'humiliation à domicile en s'imposant par deux fois brillamment devant Cédric Baseya.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Après une longue série de revers, les Guingampais, c'est une évidence, sont en plein doute. Même s'il n'y a jamais eu de renoncement. Si la technique individuelle est rarement critiquable il manque par contre de façon patente un meneur de jeu (Lionel Mathis ?), capable de distribuer et d'orienter. Mais il y aussi, autre symptôme du manque de confiance actuel, ce ballon qui semble brûler les pieds de celui qui l'a en sa possession et qui souvent s'en débarrasse trop prestement sans tenter le dribble ou l'ouverture qui pourraient déstabiliser l'adversaire ou encore le tir lointain qui pourrait le surprendre. Enfin, et ce n'est pas le moindre, il y a ce désamour de l'ex-meilleur public de France pour une équipe qui mérite pourtant d'être soutenue dans des moments difficiles (les images de liesse de la Coupe de France sont à présent bien loin...). Si ce désamour pouvait piquer au vif les joueurs et leur permettre de ramener des résultats positifs de leurs prochains déplacements, ce désamour (qui se muerait alors à coup sûr en amour) trouverait peut-être sa justification, sinon il s'inscrira comme un beau gâchis.
EAG

