Gauclin évite le pire à des Bretons peu inspirés

GAUCLIN (6,5). D'abord décisif sur un coup franc légèrement dévié de Najih (10'), il s'interpose ensuite sur deux frappes de Yatabaré et Haquin (29'). Il multiplie les arrêts en début de seconde période avant d'être battu sur penalty (64').

DEROFF (5). L'ancien strasbourgeois a du jus. Disponible offensivement, il n'a été que trop rarement servi pour déborder et centrer. Salutaire devant Gauclin (16'), il a relativement bien contenu le jeune Brahimi dans son couloir droit.

KONE (4,5). Le Burkinabé avait pourtant bien commencé. Souverain dans les airs, il a d'abord été plus prudent dans ses interventions, avant de retomber dans ses travers et de laisser ses partenaires à dix (66').

BASSILA (4,5). Discret, le capitaine guingampais n'a pas toujours rassuré. Bien suppléé par son compère de la défense centrale sur une couverture de balle mal assurée (49'), il n'a pas toujours su recarder une défense parfois mal placée.

FELIPE (5). Moins tranchant qu'à Strasbourg, le latéral gauche guingampais a parfois été contraint à la faute. Rarement mis en danger, il a passé une deuxième mi-temps plus tranquille.

OGOUNBIYI (4,5). Souvent disponible, car très mobile, le Béninois n'a pas toujours fait le bon choix, comme sur cette frappe trop enlevée alors que Grax et Scarpelli étaient dans la surface (13') ou cette passe trop tardive vers Giresse (76').

MATHIS (4). Les jambes sans doute un peu lourdes, il a eu du mal à entrer dans le match avec quelques passes mal assurées. Plus discret qu'à l'accoutumée.

DIALLO (5,5). Absent à Strasbourg, son impact physique a fait énormément de bien à un milieu de terrain qui n'est jamais parvenu à poser le ballon. Si ses tacles n'ont pas toujours été décisifs, ils ont eu le mérite de ralentir la progression clermontoise vers le but de Gauclin. Remplacé par BELLUGOU (75').

BAZILE (4,5). Davantage habitué à évoluer en pointe, le jeune gaucher a eu du mal à rentrer dans le match. N'ayant que très rarement joué en première intention, il s'est enfermé le long de son couloir, sans pouvoir mettre à profit sa vitesse et sa percussion. Plus en vue en seconde période. Remplacé par COLLEAU (72').

GRAX (5). Il a beaucoup bougé. Auteur de la première frappe de la rencontre, sans danger pour le portier Clermontois (10'), il est monté en puissance au fil de la rencontre. Bien lancé dans la profondeur, il offre un caviar à Scarpelli qui ne parvient pas à tromper Fabre (41'). Détournée en corner, sa frappe à ras de terre aurait mérité meilleur sort (60').

SCARPELLI (4,5). Souvent dos au but, il a surtout joué en déviations. Remarquablement servi par Grax, il se retrouve seul devant Fabre qui détourne sa frappe insuffisamment appuyée (41'). Remplacé par GIRESSE (55'), qui égalise sur penalty (69').

Ouest-France
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# Gepost op donderdag 24 december 2009, 02u24

Guingamp-Clermont: 1-1, Un match nul, presque heureux...

Guingamp-Clermont: 1-1, Un match nul, presque heureux…
A nouveau, les hommes de Victor Zvunka ont dû partager les points à domicile et s'ils ont eu des occasions de faire la différence, ils auraient très bien pu aussi s'incliner notamment sans un exploit de Guillaume Gauclin en fin de rencontre. Au final un nul logique et presque heureux...

En l'absence de Richard Soumah suspendu, le coach guingampais a confié l'animation du couloir gauche à Hervé Bazile et fait confiance pour l'animation offensive à Sébastien Grax et Mathieu Scarpelli dans un schéma en 4-4-2 délaissé depuis les premiers matchs du championnat au profit du 4-2-3-1. Moustapha Diallo fait également son retour après blessure, associé en milieu de terrain à Lionel Mathis.

Des Clermontois plus incisifs

Après une période d'observation d'une dizaine de minutes, ce sont les Clermontois qui se procurent une première occasion très dangereuse sur un coup franc prolongé de la tête qui termine sa course sur la base du poteau de Guillaume Gauclin (11ème). Guingamp prend certes l'essentiel du jeu à son compte mais le froid vif semble priver les « Rouge et Noir » de la vitesse qui faisait la force de l'équipe il y a quelques semaines. Pour sa part Clermont procède en contres rapides et se montre plusieurs fois dangereux par Nicolas Haquin (belle reprise de volée à la 28ème), Mustapha Yatabaré qui impose souvent sa puissance et le très remuant milieu Yacine Brahimi. Il faut attendre les dernières minutes de la mi-temps pour voir les Guingampais se procurer leur véritable première occasion : après une rapide remontée sur le flan gauche Sébastien Grax décale bien Mathieu Scarpelli seul devant Michaël Fabre mais le portier auvergnat, du bout des doigts, parvient à détourner en corner un tir à ras de terre manquant quelque peu de puissance (41ème). Mais dans la foulée, les Clermontois se montrent à nouveau très dangereux par Mustapha Yatabaré dont le tir en pivot ne trouve pas le cadre de Guillaume Gauclin. « Aux points », les Clermontois mènent indéniablement à la pause...
Une histoire de pénaltys...

A la reprise du jeu ce sont les Clermontois qui se mettent le plus rapidement en action. Bakary Koné s'impose bien devant Mustapha Yatabaré (49ème) de même que Felipe Saad devant Nicolas Haquin (52ème) alors que Guillaume Gauclin doit se montrer vigilant dans ses cages notamment sur un tir puissant de Bruce Abdoulaye monté aux avant-postes (50ème). Une nouvelle reprise en force de Mustapha Yatabaré ne trouve que le petit filet (54ème). Du côté des Guingampais, qui enfin reprennent le jeu à leur compte, les tentatives de Muri Ola Ogunbiyi (le plus actif sur le front de l'attaque), Hervé Bazile (58ème) et Sébastien Grax (60ème) sont toutes bien maîtrisées par un excellent Michaël Fabre. Sur une nouvelle situation chaude dans la surface de Guillaume Gauclin, Monsieur Remy sanctionne une faute de Bakary Koné d'un carton jaune et d'un penalty que transforme sans coup férir Yacine Brahimi pour une ouverture du score méritée (63ème, 0-1)

La rentrée de Thibault Giresse qui se procure une belle occasion (66ème) fait du bien et donne plus de vivacité à l'attaque guingampaise. Mais les Clermontois résistent et peuvent même se montrer dangereux. Pour une faute à l'entrée de la surface de réparation, Bakary Koné récolte son second carton jaune de la soirée, synonyme d'expulsion (66ème). Les Guingampais ne se découragent pas pour autant et Hervé Bazile met à contribution Michaël Fabre qui détourne en corner (66ème). Sur le corner Rachid Hamdani stoppe le ballon de la main et se voit lui aussi sanctionné d'un carton rouge. Sur le penalty qui s'en suit, Thibault Giresse obtient une égalisation méritée bien que Michaël Fabre, parti du bon côté ait touché le ballon du bout des doigts (68ème, 1-1). Le match reste ouvert et les deux équipes se procurent tour à tour l'occasion de faire la différence : Guingamp par Thibault Giresse dont le tir est détourné par Michaël Fabre (82ème) mais surtout Clermont par Chafik Najih dont le tir puissant qui prenait la direction des filets est repoussé d'une claquette par Guillaume Gauclin qui sauve son équipe du naufrage (90ème).

Des Guingampais en manque de repères

Face à une équipe clermontoise pratiquant bien l'art du contre mais sachant aussi construire, les Guingampais ont alterné le bon et le moins bon. Le bon avec – parfois – un jeu bien construit et les percées volontaires d'un Muri Ola Ogunbiyi très actif ou en fin de match d'un Thibault Giresse bien inspiré - la présence rassurante d'un Moustapha Diallo aussi, très actif à la récupération en première mi-temps. Le moins bon avec seulement une occasion en première période mais surtout un déficit dans le jeu à terre et un manque de solutions d'ouverture offertes par les attaquants qui ne pouvait permettre de faire mieux qu'un match nul au fond logique.

Bloqués à la 15ème place du classement alors qu'ils auraient pu espérer en rejoindre le « ventre mou », les Guingampais disposent à présent d'un peu de temps (coupes et championnat ne reprendront que le 10 janvier) pour retrouver la qualité de jeu entrevue contre Arles-Avignon ou Châteauroux. Après des fêtes que chacun leur souhaite excellentes...

Spectateurs : 10 783

Buteurs : Pour Guingamp: Giresse (70', sp); pour Clermont: Brahimi (64', sp)

Cartons jaunes : Pour Guingamp: Koné (64', 66'); pour Clermont: Ekobo (69')

Cartons rouges : Pour Guingamp: Koné (66'); pour Clermont: Hamdani (69')

Guingamp : Gauclin - Deroff, Koné, Bassila, Felipe, Ogunbiyi, Diallo (Bellugou, 76'), Mathis, Bazile (Colleau, 72'), Grax, Scarpelli (Giresse, 55')

Clermont : Fabre - Bockhorni (Abdoulaye, 46'), Salze, Madouni, Cellier (Benatia, 79'), Hamdani, Ekobo Njoh, Haquin, Najih, Brahimi (Pinto-Borgès, 73'), Yatabaré

Arbitre: Ludovic Remy

EAG
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# Gepost op donderdag 24 december 2009, 02u18

US Changé Football: Changé - Guingamp 3-3

CFA 2 (6ème journée)

Les Changéens ont remonté deux buts de retard mais pouvaient espérer encore mieux.

L'armada guingampaise (huit professionnels sur la pelouse) aurait pu être punie dès la 3e minute de jeu mais Geslin, servi en profondeur, bute sur Gauclin. Les débats sont équilibrés même si Guingamp se montre plus dangereux avec Scarpelli (7'), Hamroun (14') ou encore Soly (30').

Changé va pourtant ouvrir le score. Geslin dévie de la tête vers Boittin qui trompe Gauclin d'une frappe croisée (1-0, 33'). Avantage de courte durée puisque Scarpelli égalise dans la foulée (1-1, 35'). L'attaquant guingampais double même la mise deux minutes plus tard, bien servi par Soly (1-2, 37'). Juste avant la pause, les Changéens frôlent l'égalisation, Dalibard étant tout proche de détourner le ballon dans son propre but (42').

Au retour des vestiaires, le match prend une mauvaise tournure pour les Mayennais puisque Soly transforme un penalty accordé à Guingamp pour une faute peu évidente de Favry sur Hamroun (1-3, 53').

Changé ne baisse pas les bras et Boittin rate une belle opportunité de réduire la marque (59'). C'est chose faite un peu plus tard. Suite à un corner de Lerouge, Basset voit sa tête heurter le poteau mais Favry, qui a bien suivi, marque (2-3, 68').

Les Changéens croient en leurs chances d'autant que la défense guingampaise donne des signes de fébrilité. L'égalisation survient à la 79e minute, Basset coupant un coup franc de Coutant (3-3, 79').

En revenant de 1-3 à 3 partout, Changé a évité la défaite. Malgré tout, des regrets pouvaient subsister. Au terme de la rencontre, Laurent Tomczyk en était bien conscient. « C'est un point de gagné, je suis content de la réaction des gars. Mais au vu des occasions, on méritait de prendre les quatre points. » Si Guingamp s'était déplacé avec huit professionnels en Mayenne, leur prestation n'a en effet pas été à la hauteur. « Ils n'avaient peut-être pas la motivation que l'on pouvait avoir et ils ont peut-être fait preuve de suffisance », reconnaissait Tomczyk.

Son homologue Claude Michel était du même avis. « Je suis très déçu du comportement de mes joueurs. Nous sommes venus faire un match amical. Si on ne met pas plus d'envie, d'impact dans les duels, de courses et de mouvement, on ne peut pas gagner. On prend des buts sur coup de pied arrêtés ce qui prouve qu'on n'y était pas du tout. Ce n'est pas un nul immérité pour Changé. » Heureusement que Scarpelli, Hamroun et Soly ont fait le métier sinon la désillusion aurait pu être encore plus grande pour des Guingampais secoués défensivement.

Côté changéen, la défense a elle-aussi quelques reproches à se faire même si Favry et Deslais ont livré un bon match. « Nous sommes encore victimes de nos errements défensifs, constatait Tomczyk. Il faut arrêter de donner le bâton pour se faire battre. Il faut gagner en régularité, en maîtrise. Nous avons trop de sautes de concentration. » L'entraîneur changéen dispose de joueurs de qualité, c'est indéniable, mais à certains postes il doit composer avec les moyens du bord

CHANGÉ - GUINGAMP : 3-3 (1-2).

Arbitre : M. Louvet.

BUTS. Changé : Boittin (33'), Favry (68'), Basset (79') ; Guingamp : Scarpelli (35', 37'), Soly (53', sp).

AVERTISSEMENTS. Changé : David (80'). Guingamp : Soly (78'), Delgado (86').

CHANGÉ : Alcock - Kankoë, Favry, Deslais, Lerouge (Parmentier, 80') - Even, Basset, David (Painchaud, 88'), Coutant - Geslin, Boittin (Avodé, 72'). Ent. : L. Tomczyk.

GUINGAMP : Gauclin - Bodin, Le Ho, Dalibard, Delgado - Hamroun (De Parmentier, 82'), Soilihi, Djoman (Imbula, 82'), Soumah - Soly (Raïs, 82'), Scarpelli. Ent. : C. Michel

Source et photo : Ouest-France
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# Gepost op maandag 21 december 2009, 12u31

Mathieu Scarpelli se rêverait bien en Superman...

Mathieu Scarpelli se rêverait bien en Superman...
Il est l'antithèse du héros inaccessible et inabordable. Le buteur d'En Avant est un vrai gentil...

En entrant sur la pelouse, à quoi pensez-vous ?

Bonne question... J'essaye de ne penser à rien et je ne me mets pas une pression inutile. Je veux me concentrer sur le match, je fais abstraction du public et de tout le reste.

Êtes-vous superstitieux ?

Pas du tout ! C'est vrai que la plupart des footballeurs ont des petits rituels... Mais moi, rien, vraiment rien...

Qu'est ce qui retient votre attention dans l'actualité ?

J'essaye de suivre les infos et de m'intéresser un peu à tout. En ce moment, il y a le sommet de Copenhague. Preuve que le monde ne tourne pas si rond et qu'il est important de trouver des solutions pour le respect de l'environnement.

Quelle est la faute qui vous inspire le plus d'indulgence ?

Le mensonge car ça arrive à tout le monde. À moi comme aux autres. Il faut savoir pardonner.

La qualité que vous appréciez le plus chez les autres ?

La gentillesse. C'est très important dans les rapports humains.

Le défaut qui vous irrite le plus ?

Ah... Franchement, je ne vois pas. Je ne suis pas quelqu'un qui s'énerve. Je ne suis pas rancunier non plus.

La plus forte émotion de votre vie ?

La naissance de mes jumeaux l'an dernier, Lucas et Matéo. C'était un jour de match. J'étais au vert avec l'équipe. Ma femme m'a appelé en début d'après-midi pour me dire que la naissance était imminente. J'ai pu assister à l'accouchement... À 19 h, j'étais de retour au stade. J'ai marqué et l'équipe a gagné.

Pouvez-vous vous décrire en trois mots ?

Gentil. Pff... C'est la colle. C'est plus facile lorsque ce sont les autres qui nous décrivent. Je dirais encore, souriant. Et toujours de bonne humeur.

Votre passe-temps favori ?

Il y a deux ans, j'aurais répondu ciné et jeux vidéo... Mais depuis la naissance de mes enfants, je me concentre plutôt sur les petites sorties en famille.

Si vous n'aviez pas été footballeur professionnel ?

J'aurais voulu être prof de gym... Finalement, j'ai un bac + 2 en informatique... J'ai travaillé pendant un an dans ce secteur.

Si vous deviez choisir entre l'OM et le PSG...

Facile. Marseille évidement ! C'est mon club de coeur que je supporte depuis toujours.

Votre tiercé de sportifs favoris ?

Jordan, Papin et Zidane.

Votre coin de ciel bleu, c'est où ?

Ajaccio. C'est mon premier club pro et c'est surtout la ville où j'ai rencontré ma femme.

Le plat qui vous fait saliver...

Les lasagnes. Mais attention, la recette de ma mère ! Celles qu'elle me prépare toujours lorsque je lui rends visite...

Votre devise...

« Droit au but ! » comme l'OM bien sûr...

Un coup de gueule ?

Je n'en ai pas vraiment. Rien qui ne me vient à l'idée. Vraiment.

Si vous aviez un pouvoir magique ?

Voler ! J'en ai toujours rêvé. Peut-être les histoires de Superman...

L'homme que vous admirez le plus ?

Mon père, Jean-Pierre. Il a toujours été un modèle.

Votre couleur préférée ?

Je vais dire le blanc. Je ne sais pas d'où ça vient...

Si vous deviez être le héros d'un film...

Superman ! Je sais que je vais me faire chambrer par les potes mais bon...

La chanson que vous fredonnez sous la douche ?

Je fredonne, mais pas trop fort sinon ça sonne faux. En musique, j'écoute un peu de tout mais je suis vraiment un mauvais chanteur...

Vos impressions sur Guingamp ?

Ça correspond au tableau qu'on m'en avait dressé. Une petite ville accueillante et chaleureuse avec un public assez nombreux au stade. J'ai été à l'aise, dès le premier jour...

OuestFrance
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# Gepost op maandag 21 december 2009, 12u21

Guingamp-Le Havre: 1-2, Guingamp méritait mieux...

Débutant le match avec la peur au ventre, lachés par le Kop Rouge durant toute la rencontre, les Guingampais se sont révoltés mais ont payé au prix fort leur début de rencontre raté. Dommage car leur abnégation méritait mieux. Mais avec cette nouvelle défaite, la situation devient bien inquiétante au classement...

Pour ce match contre une formation havraise remontant bien au classement, Victor Zvunka n'avait apporté qu'une seule modification (le remplacement de Richard Soumah par Alharbi El Jadeyaoui) à l'équipe certes battue à Metz, mais qui y avait livré une rencontre encourageante. Avec comme à Metz un schéma en 4-2-3-1 et le seul Mustapha Allaoui en pointe.

Guingamp cède d'entrée...

Dès les premiers instants de la partie, le manque de confiance des Guingampais est perceptible et alors qu'en ces moments de doute les supporters devraient apporter leur soutien au groupe, ce sont ceux de la belle colonie havraise que l'on entend... Dès la huitième minute, En Avant concède coup sur coup deux corners. Le second d'entre eux est repris par le défenseur central Nicolas Gillet d'une volée magnifique et puissante qui transperce la défense guingampaise et laisse Stéphane Trévisan sans réaction (0-1, 8ème). Trop esseulé à la pointe de l'attaque, Mustapha Allaoui se bat sans succès contre de solides défenseurs havrais alors que ses partenaires, trop souvent, tergiversent ; Fabrice Colleau, lui, prend ses responsabilités et tente sa chance de 35 m pour un tir non cadré (19ème). Stéphane Noro est pour sa part un spécialiste de ce genre de frappes lointaines et celle qu'il décoche de plus de 30 m trompe Stéphane Trévisan qui ne peut qu'effleurer le ballon redescendant vers son but (24ème, 0-2).

Bakary Koné redonne l'espoir

Auteur d'un bon débordement sur le flanc droit, Muri Ola Ogunbiyi est stoppé irrégulièrement par Nicolas Gillet, ce qui vaut à l'auteur du premier but havrais un carton jaune et aux Guingampais un coup-franc excentré sur le flanc gauche. Superbement brossé par Thibault Giresse, ce coup-franc est coupé par Bakary Koné pour une réduction du score méritée (1-2, 39ème). Le public prend spontanément le relais d'un Kop toujours gréviste pour encourager son équipe. Une première tête de Mustapha Allaoui sur un centre de Felipe Saad ne trouve pas le cadre mais la seconde tentative de l'attaquant marocain, cette fois sur un centre de Kevin Bodin, met le gardien havrais Johnny Placide à contribution. Lorsque la mi-temps intervient les Guingampais sont enfin rentrés dans leur match.

A dix, les Guingampais se battent mais ne trouvent pas la faille

Au retour des vestiaires les Guingampais se donnent pour revenir au score et placent de bonnes attaques par Thibault Giresse, Sébastien Grax et Alharbi El Jadeyaoui sans toutefois mettre en danger le portier havrais. C'est alors que Bakary Koné, déjà averti en fin de première période reçoit de Monsieur Chapron un second carton jaune synomyme de retour prématuré aux vestiaires (52ème). Réduits à dix, les Guingampais, à l'image d'Alharbi El Jadeyaoui reconverti en latéral gauche, se battront valeureusement jusqu'au bout mais sans jamais surprendre des Havrais solides mais aussi volontiers truqueurs. Dans le temps supplémentaire, Stéphane Trévisan évitera pour sa part aux Guingampais l'humiliation à domicile en s'imposant par deux fois brillamment devant Cédric Baseya.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Après une longue série de revers, les Guingampais, c'est une évidence, sont en plein doute. Même s'il n'y a jamais eu de renoncement. Si la technique individuelle est rarement critiquable il manque par contre de façon patente un meneur de jeu (Lionel Mathis ?), capable de distribuer et d'orienter. Mais il y aussi, autre symptôme du manque de confiance actuel, ce ballon qui semble brûler les pieds de celui qui l'a en sa possession et qui souvent s'en débarrasse trop prestement sans tenter le dribble ou l'ouverture qui pourraient déstabiliser l'adversaire ou encore le tir lointain qui pourrait le surprendre. Enfin, et ce n'est pas le moindre, il y a ce désamour de l'ex-meilleur public de France pour une équipe qui mérite pourtant d'être soutenue dans des moments difficiles (les images de liesse de la Coupe de France sont à présent bien loin...). Si ce désamour pouvait piquer au vif les joueurs et leur permettre de ramener des résultats positifs de leurs prochains déplacements, ce désamour (qui se muerait alors à coup sûr en amour) trouverait peut-être sa justification, sinon il s'inscrira comme un beau gâchis.

EAG
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# Gepost op dinsdag 27 oktober 2009, 07u00